Mentorat

En souhaitant contribuer à l’avancement des femmes en gestion oeuvrant dans l’industrie de la construction (chargée de projet, architecte, ingénieure, entrepreneure), l’APECQ est fière d’avoir créé un programme de mentorat, la construction de demain!, projet appuyé dans le cadre du Programme de promotion de la femme de Condition féminine Canada et réalisé en partenariat avec les Elles de la construction. 

Après avoir effectué une analyse des besoins dans le cadre d’un projet-pilote, le programme a été lancé officiellement, le 15 octobre 2016, avec la formation d’une première cohorte des 13 mentor(e)s et 13 mentorées. Les dyades ont par la suite débuté leurs rencontres mensuelles, et ce, pour une période de 15 mois.

Qu’est-ce que le mentorat ? Le mentorat est une relation interpersonnelle de soutien, d’échange et d’apprentissage, dans laquelle un personne d’expérience, le mentor, offre sa sagesse acquise et son expertise dans le but de favoriser le développement d’une autre personne, le mentoré, qui a des compétences ou des connaissances à acquérir et des objectifs à atteindre.

Pour plus d’information, communiquer avec Annik Perron, chargée de projet, au 514-739-2381 poste 383 ou par courriel : annik.perron@apecq.org.


Vernissage de l’exposition Bâtisseuses,
femmes d'une industrie en changement

Sur la photo , de gauche à droite : Christine Bourgier, photographe, Valerye Daviault, vice-présidente du CA des Elles de la construction, Rose Fierimonte, membre du CA de l’APECQ, Cindy Avarelo, participante de l’exposition de l’APECQ , Diane Lemieux, présidente-directrice générale de la CCQ, Lieu Dao, Madeleine Deshaies et Maryse Couture, participantes de l’exposition de l’APECQ.
 

Dans le cadre des activités entourant la Journée internationale des femmes, l’Association patronale des entreprises en construction du Québec (APECQ) et les Elles de la construction ont dévoilé, le 7 mars dernier, l’exposition photos Bâtisseuses, femmes d’une industrie en changement.  Le vernissage a eu lieu devant une centaine d’actrices et d’acteurs de l’industrie de la construction au siège social de la Commission de la construction du Québec (CCQ).

« L’APECQ, par ce projet photos, voulait entre autres rendre hommage aux participantes du Programme de mentorat de l’APECQ : la construction de demain!  et rendre compte des multiples possibilités de carrières pour celles voulant rejoindre l’industrie », affirme Michel Raymond, directeur général de l’APECQ.

Pour réaliser l’exposition, la photographe Christine Bourgier a capturé la réalité de professionnelles et d’entrepreneures de l’industrie de la construction. Cinq participantes de la première cohorte du Programme de mentorat de l’APECQ : la construction de demain! ont ouvert les portes de leur quotidien afin de partager leur passion pour leur profession et leur industrie.

« Les Elles de la construction sont très fières d'être partenaires du Programme de mentorat de l'APECQ : la construction de demain! D'ailleurs, plusieurs mentores et mentorées de cette première cohorte sont des membres des Elles. S'associer à ce projet novateur s'inscrit naturellement dans la mission que se sont fixées les Elles de la construction. La relève dans les positions de direction en construction est importante puisque ce sont les bâtisseuses de demain! », mentionne Valerye Daviault, vice-présidente des Elles de la construction.

Pour la présidente-directrice générale de la CCQ, Diane Lemieux : « La CCQ met tout en œuvre pour faire une plus grande place aux femmes sur les chantiers au Québec. Cela demande toutes sortes d’efforts. Je vous rappelle que les femmes représentent à peine plus de 1,5% de la main-d’œuvre. Les partenaires de l’industrie doivent mettre la main à la pâte. C’est pourquoi la CCQ soutient le programme de mentorat et se réjouit de l’exposition de l’APECQ et des Elles. Cette série de photos met en valeur des femmes du programme qui occupent des postes de décision dans les projets de construction au Québec. Voilà un autre facteur positif pour intégrer davantage de femmes de métier sur les chantiers. »

Cliquer ici pour les photos


 

 


Atelier 1 
Le leadership

Le 8 février dernier avait lieu le tout premier atelier de groupe pour les mentorées de la première cohorte du Programme de mentorat de l’APECQ : la construction de demain!

C’est dans une ambiance décontractée et informelle qu’eut lieu un partage sur le thème du leadership en milieu majoritairement masculin.

Pour l’occasion, Carole Lamothe, Directrice de projets chez Eurovia (Vinci) et Ivanka Iordanova, Directrice BIM-VDC chez Pomerleau, toutes deux mentores dans le programme, se sont jointes à la discussion.  Elles ont été très généreuses dans leurs échanges avec les mentorées.  Elles ont partagé leur parcours professionnel, leurs expériences ainsi que leurs stratégies pour devenir de meilleures leaders dans l’industrie de la construction!

Photo Christine Bourgier 2017

Photo Christine Bourgier 2017

 


Formation des mentor(e)s et mentorées



Photo Christine Bourgier 2016

Photo Christine Bourgier 2016

Photo Christine Bourgier 2016


Une femme d’action!

Pour le premier portrait, nous rencontrons Caroline Bourdages, Directrice de comptes majeurs chez Tenaquip et mentore pour le programme.

Photo Christine Bourgier 2016
 

Q : Peux-tu me décrire en quelques mots ton parcours professionnel?

R : J’ai commencé ma carrière dans l’alimentation.  Je touchais à la vente et au marketing.  C’est à ce moment-là que je me suis découvert une passion pour la vente. J’ai gouté aux challenges… aux défis. J’aimais ce secteur, mais il manquait de stabilité. 

J’ai donc sauté sur l’occasion d’appliquer sur un nouveau poste, lorsqu’une opportunité comme représentante dans le secteur industriel s’est présentée. 

C’est quand j’ai commencé là-bas que je me suis dit « Ok.  Je me retrousse les manches et j’y vais! »

Q : Ok?…

R : Dans ce temps-là, il y avait très peu de femmes dans ce secteur là…

Q : Dans les ventes aussi?

R : Oui, aussi dans les ventes puisque c’est un secteur d’activité masculin. 

Quand on arrive dans le secteur de la construction, en tant que femme, il faut vraiment être sûre de soi.  Il faut avoir une détermination incroyable et il faut démontrer à quel point nous sommes fortes.  La crédibilité est un autre élément essentiel.

Mes expériences professionnelles m’ont permis de tisser des liens forts et de développer un savoir-être ainsi qu’un savoir-faire à la hauteur de mes exigences.

Q : Dirais-tu que ces obstacles étaient présents tout au long de ta carrière?

R : Oui, tout au long de mes expériences professionnelles.  Je te dirais qu’avec le temps j’ai appris ce qu’était le plafond de verre*.  

Cependant, je peux dire qu’aujourd’hui je suis bien contente d’où je suis rendue.  Depuis longtemps, j’essaie d’œuvrer au sein d’entreprises avec lesquelles je partage les valeurs.   Pour moi, c’est un partenariat d’affaire idéal!

Q : Justement, peux-tu me dire en quelques mots, en quoi consiste ton nouvel emploi de directrice de comptes majeurs?

R : En tant que directrice de comptes majeurs, je suis en mode solutions.  Quand j’arrive chez un client, je fais une analyse des ventes de l’année précédente et je regarde les projets à venir pour l’année en cours.  Je regarde ce qu’on peut faire pour les accompagner dans leurs projets et je trouve des solutions adaptées à leurs besoins. L’essentiel est d’avoir une bonne équipe autour de soi, de développer une confiance réciproque et d’assurer une bonne communication entre tous les membres de celle-ci.

Q : Quels seraient les trois mots qui te t’écrirais le mieux professionnellement

R : « Work in progress », optimiste et persévérante.

Q : Et tes aspirations professionnelles à long terme?

R : C’est certain que je suis quelqu’un avec beaucoup d’ambition.  Pour ce qui est des défis futurs, je planifie justement  réintégrer l’université pour terminer mon baccalauréat.

De plus, si je peux continuer d’apporter de l’aide et du support à toutes femmes en métiers traditionnellement masculin, via notamment le groupe des Elles de la construction, ça me ferait un grand plaisir.  C’est une cause qui me tient beaucoup à cœur! 

Enfin, si je peux me permettre, afin de contribuer comme mentore à encourager les femmes à choisir ce milieu, je vous mentionne ceci : Si vous désirez explorer et exploiter votre plein potentiel, vous surpasser et vous redécouvrir sous une autre facette, je vous invite à joindre la famille des ELLES. 

Photo Christine Bourgier 2016
 

Q : Est-ce que c’est par l’entremise des Elles de la construction que tu as entendu parler du programme de mentorat de l’APECQ?

R : En partie, oui.  C’est via la plateforme des Elles de la construction et celle de l’APECQ, sur LinkedIn.  Je m’étais inscrite à ces groupes à la base pour en connaître davantage sur les histoires à succès de ceux et celles qui en font partie.

Pour ce qui est du programme, au début,  je voulais être mentorée.  Cependant, en discutant de mes expériences et de mon parcours, on m’a proposé d’être mentore.  Ma première réaction a été de me dire « Moi? Mentore? »  (rire)

Finalement, j’y ai pensé et après une bonne réflexion, je me suis dit de suivre mon intuition.  J’ai donc accepté l’offre!  Je me suis dit que nous étions bien entourée et que cette démarche faisait aussi partie d’un cheminement et d’un développement personnel de mon côté.  Je peux dire que je suis très contente!

Q : Quelles seraient pour toi les qualités que tout(e)s mentor(e)s efficaces devraient avoir?

R : Offrir une écoute active, construire une relation de confiance et de respect avec la mentorée ainsi qu’être en mesure de proposer une rétroaction positive

Q : Pour terminer, par ton implication au programme, qu’aimerais-tu apporter à la personne mentorée?

R : Je souhaite avant tout être en mesure de lui transmettre la passion de se surpasser.  J’aimerais aussi lui dire de ne pas se créer de barrières puisqu’il y a toujours des moyens et des ressources pour atteindre ses objectifs. 

Enfin, j’aimerais lui dire que c’est par l’action qu’on peut cheminer vers la réalisation!

* Plafond de verre : Cette métaphore est utilisée pour illustrer les obstacles peu perceptibles ou invisibles qui restreignent la mobilité ascendante des femmes donc l’accès aux postes de pouvoir dans les organisations.


 

Développer ses compétences relationnelles pour devenir gestionnaire!

La construction est une industrie complexe et extrêmement réglementée, je ne vous apprends rien! Les entrepreneur(e)s doivent assurer une présence régulière sur leurs chantiers et jongler avec les obligations administratives et législatives imposées par les différents organismes gouvernementaux, tels la Commission de la construction du Québec (CCQ), la Commission des normes, de l’équité et de la santé sécurité du travail (CNESST), la Régie du bâtiment du Québec (RBQ), Revenu Québec et j’en passe. Les défis sont nombreux et croyez-moi, la pression est forte.

On assume que les entrepreneur(e)s ont les compétences techniques pour effectuer les travaux et c’est généralement le cas. La plupart d’entre eux ont une expérience sur le terrain et connaissent bien leur domaine. Toutefois, il faut plus qu’une expertise technique pour mener au succès une entreprise dans l’industrie de la construction. Le secret de la réussite réside, selon moi, dans les compétences relationnelles. C’est ce que j’appelle le passage d’entrepreneur(e) à gestionnaire.

Voici les 6 compétences relationnelles qui vous permettront de faire face aux défis de l’industrie : 

1-Collaborer et travailler en équipe

Partager l’information, valoriser la contribution de chacun, être ouvert aux commentaires, se rallier au consensus, ne pas prendre toute la place et se soucier des autres. Vous n’avez pas le choix si vous voulez créer une synergie et mobiliser votre équipe.

2-Communiquer efficacement

Vérifier la compréhension des autres, ne varier pas trop les modes de communication, utiliser la terminologie et le vocabulaire appropriés, organiser l’information avant de la transmettre. Nous avons tous été, une fois dans notre vie, la personne qui ne comprend pas, alors que c’est évident pour tous les autres…

3-Démontrer des habilités interpersonnelles

Prendre l’initiative du contact, parler avec franchise, savoir dire non, choisir un moment et un lieu propices aux échanges, conclure les discussions sur une note positive. Soyez proactif et n’attendez pas qu’on vienne vers vous.

4-Faire preuve de leadership

Prendre des décisions et des orientations claires, se faire écouter, déterminer les objectifs, en faire le suivi en communiquant ses attentes, corriger le tir au besoin. Faites en sorte que les gens participent à l’atteinte de vos objectifs, parce qu’ils croient en votre vision et non parce que vous leur versez un salaire. 

5-Manifester des habilités politiques

S’intéresser et saisir les enjeux de l’heure, repérer les personnes influentes, établir et maintenir un réseau de relations. Ce sont vos contacts qui vous amèneront à un autre niveau.

6-Négocier

Pratiquer l’écoute active, faire valoir sa position en mettant de l’avant les avantages pour l’autre, s’efforcer à comprendre la position de l’autre partie, identifier les points nécessitant des compromis. Pensez business!

Daniel Bédard, CRIA, est président de Gestion Un Quart et agit à titre de consultant pour l’APECQ.  Il répond aux questions des membres sur la Loi R-20 et les conventions collectives en vigueur dans l’industrie de la construction, la gestion des ressources humaines, le traitement de la paie et bien d’autres.  Il est aussi impliqué en tant que mentor dans le Programme de mentorat de l’APECQ : la construction de demain!


La CMFEMM, partenaire du programme de mentorat de l’APECQ!

CONNAISSEZ-VOUS LA CONCERTATION MONTRÉALAISE FEMMES ET
EMPLOIS MAJORITAIREMENT MASCULINS (CMFEMM)?

Il faut savoir d’abord qu’un métier est considéré comme non traditionnel pour les femmes lorsqu’il compte moins de 33% de femmes.  Saviez-vous qu’au Québec, près de la moitié des métiers et professions peuvent être considérés comme non traditionnels pour les femmes?

La mission que s’est donnée la Concertation montréalaise femmes et emplois majoritairement masculins (CMFEMM) est de favoriser l’accès, l’intégration, le maintien et le développement professionnel des femmes en emplois majoritairement masculins sur l’île de Montréal, par la mobilisation des actrices et acteurs stratégiques autour des principaux enjeux et la mise en œuvre d’actions concrètes.

La CMFEMM réunit à la fois des organismes communautaires, des institutions d’enseignement, des instances gouvernementales, des employeurs et des syndicats, tous concernés par l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

L’ASSOCIATION PATRONALE DES ENTREPRISES EN CONSTRUCTION DU QUEBEC (APECQ), MEMBRE DE LA CMFEMM DEPUIS JUIN 2014

Dans l’industrie de la construction du Québec, selon les statistiques de la Commission de la construction du Québec (CCQ) de 2015, on dénombre tout juste 1,48 % de femmes actives sur les chantiers, soit 2 268 travailleuses, sur une population de 153 040 personnes réparties dans les 25 corps de métiers et occupations de la construction.

Tout comme le mentionnait le Conseil du statut de la femme en 2013 :

« Le milieu des chantiers de la construction est un milieu dur et éprouvant tant pour les femmes que pour les hommes. En ce moment, l’industrie peine à retenir ses travailleuses, mais aussi ses travailleurs : 36 % des hommes [et 60% des femmes] entrés comme apprentis quittent les chantiers après cinq ans. Pourtant, d’un point de vue économique et social, le Québec ne peut se permettre une telle hémorragie de ses ressources humaines dans un secteur d’activité en plein essor. En ce sens, l’apport des femmes à ce secteur est essentiel pour accroître la qualité et la diversité du potentiel économique du Québec. »

Face à cet enjeu, l’expertise conjuguée des membres de la CMFEMM est unique à Montréal. La création de comités de travail (éducation, femmes immigrantes, employeurs), au sein de la Concertation, permet de renforcer les capacités d’actrices et acteurs à élaborer des stratégies efficaces. Tous ces échanges permettent de sensibiliser de nombreux intervenants, femmes et hommes, aux difficultés rencontrées par les femmes qui cherchent à intégrer des métiers non traditionnels.

Mieux encore, l’APECQ a mis sur pied une initiative en 2015 qui consiste à la création d’un programme de mentorat pouvant aider les femmes à progresser en tant que professionnelles ou en tant qu’entrepreneures dans l’industrie de la construction. L’APECQ, en créant un tel programme, fait montre de proactivité et d’avant-gardisme. Il est en effet de notoriété que le mentorat est l’une des meilleures avenues pour soutenir les femmes dans les métiers majoritairement masculins. 

 

QUELQUES SERVICES INITIÉS PAR LA CMFEMM ET ACCESSIBLES À TOUTES ET TOUS  GRATUITEMENT

Le site web de la CMFEMM, www.cmfemm.org, qui comprend un bottin des outils et services existants, un répertoire des organismes offrant des programmes d’accompagnement pour les femmes et une plateforme de diffusion d’offre d’emplois majoritairement masculins, permet de soutenir notre initiative auprès des femmes.

De plus, le comité femmes immigrantes, créé à l’initiative de la Concertation, a récemment réussi avec peu de moyens à produire la trousse Femmes immigrantes et métiers majoritairement masculins (FIMM), trousse d’outils dédiée aux organismes en employabilité afin que des femmes immigrantes puissent connaitre et accéder à des emplois plus avantageux.

Il est aussi pertinent d’indiquer que la CMFEMM organise en novembre 2016, un comité de travail avec de grandes entreprises montréalaises.  Ce comité tentera d'identifier les meilleures stratégies à mettre en place pour favoriser l'intégration des femmes en métiers non traditionnels, en tenant compte des réalités des entreprises. L’APECQ fait partie de ce comité.

Une rencontre avec des représentants des syndicats œuvrant auprès des femmes en  construction est aussi organisée pour les membres de la CMFEMM.  Celle-ci aura pour but de répondre à la demande des représentant(e) des entreprises qui était de mieux connaître le rôle des syndicats dans les milieux à prédominance masculine. Cette rencontre aura lieu le 29 novembre prochain. Si vous êtes intéressés à y participer, n’hésitez pas à contacter la CMFEMM (coordination@cmfemm.org).

 

APECQ
6550, chemin de la Côte-de-Liesse 2e étage, Saint-Laurent (Québec) H4T 1E3
Téléphone : 514 739-2381 Sans frais: 1 800 371-2381 | Télécopieur : 514 341-1216 Sans frais: 1 855 341-1216
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